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16/01/2014

Madame Butterfly

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Enfin une note sur Madame Butterfly, le temps me manque toujours et je n'ai pas encore parlé ici de ce livre qui compte tant pour moi ! 

On me pose souvent la question quel est votre livre préféré, et si je devais répondre, je pense que celui-là en fera toujours partie. C'est un livre que j'ai voulu faire depuis toujours. Lorsque, que tout petit garçon, ma mère m'amenait à l'opéra et que j'ai pleuré la première fois où j'ai vu cet opéra de Puccini. C'est à ce moment là que j'ai compris l'Opéra.

Finally a note on Madame Butterfly, I am always in a hurry and I haven’t been able to write here yet about this book which is so important to me!

A frequent question I am asked is what is your favorite book, and if I had to answer, I think this one will always be one of my favorites. It is a book I have always felt the desire to create. Since I was a little boy, and my mother brought me to the Opera, since I first cried at this opera by Puccini. That was the time I understood Opera.

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Avec ce livre autour duquel j'ai beaucoup tourné (il y a eu Les Amants Papillons, sorte de mini Butterfly et la page du pop-up Il était une fois) , qui a beaucoup muri, j'ai voulu véhiculer la même émotion que cette première fois. Pas en tronquant l’Opéra ou le livret de Puccini, mais en créant un autre objet à partir de cette bouleversante histoire : un livre-objet.

Through this book on which I meditated so much (there were Les Amants Papillons a sort of mini-Butterfly, and the page included in the pop-up book “Il était une fois”), which ripened so much, I intended to convey the same emotion of that first time. Not through  a reduction of the Opera or the libretto by Puccini, but creating another object from this fascinating story: a book-objet.

 

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J'ai écrit, réécrit et encore corrigé ce texte, jusqu'à être et penser comme ce terrible Pinkerton. Il y a eu des dizaines de versions de cet objet, de cette simple idée de frise qui se déploie comme un envol de papillons... Et puis les images, sur lesquelles j'ai tant travaillé que pour la première fois je n'ai pu sortir que ce livre en 2013. 

I wrote,  re-wrote and amended this text over and over, to the extent of being and  thinking like the terrible Pinkerton. About twelve versions of this object were created, of this simple idea of a book unfolding like butterfly wings…and then the images, on which I worked so much that I was only able to publish it in 2013.

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Voici la vidéo de présentation et quelques images et le pitch de l'éditeur.

Here is the presentation video and some images of the publisher’s pitch.

 

L’inoubliable histoire de Madame Butterfly souvent contée sous différentes formes (le célèbre Opéra de Giacomo Puccini, la pièce de David Belasco ou le récit intimiste de Pierre Loti), vous est ici présentée dans une version totalement inédite et magistrale.BUTTERFLY_P24_25w.jpg

The unforgettable story of Madame Butterfly, often told under different forms (the famous opera by Giacomo Puccini, the play by David Belasco or the intimate tale by Pierre Loti), is here presented in an unprecedented and masterly edition

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Benjamin Lacombe réinterprète ce drame amoureux et nous entraîne dans un Japon révolu, à la beauté et l’exotisme intacts, narré à la première personne par un Pinkertown rongé par le remord d’avoir brisé les ailes de la délicate femme papillon.

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Benjamin Lacombe interprets this love drama and bring us in an ancient Japan, through its intact beauty and exoticism, told in first person by a Pinkerton tormented by the regret of having smashed the fragile wings of the butterfly.

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Madame Butterfly est aussi un livre d’artiste de grand format à la fabrication exceptionnelle. Tissus, papiers précieux et reliures à la japonaise pour ce livre objet où s’épanouissent d’éblouissantes peintures à l’huile d’un côté et de l’autre se déploie sur près de 10 mètres de long, une fresque au crayon et à l’aquarelle.

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Madame Butterfly is also a big format art book of exceptional production. Materials, precious papers and Japanese-like  bindings feature in this book where dazzling oil drawings blossom on one side while on the other side a pencil and watercolor 10 meter-long fresco stretches out.

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Madame Butterfly

de Benjamin Lacombe

Éditions Albin Michel

 

Il est en librairie, j'espère qu'il vous touchera.

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Translated in english by Cristina Babino
http://lacuginaargia.wordpress.com/

Available now. I hope it will thrill you.

Commentaires

J'ai lu dans une interview que dans le frise il y a une image cachée. Vous pouvez donner un indice pour le voir?

Merci beaucoup !!!

Écrit par : Carmen | 16/01/2014

j'ai ce livre .....et oui il s'agit de bien plus qu'un livre ; une magnifique oeuvre d'art !!! A avoir dans sa bibliothèque de toute urgence !

Écrit par : tristale | 16/01/2014

Je vous ai découvert il y a quelques années, car on m'a offert "Il était une fois" pour mon anniversaire. Je suis littéralement tombée amoureuse de ce style graphique si particulier et de votre univers onirique et gorgé de féérie :-D

Je vais sur mes 18 ans et termine des études d'arts pour poursuivre en BD.
Vous avez toujours été quelqu'un de très inspirant pour moi, chacun de vos livres est à chaque fois une merveille à découvrir. Et très particulièrement Madame Butterfly, qui m'a ravie par toutes ses couleurs et sa poésie.
Etant en plus fascinée par le Japon féodal, il m'a vraiment charmée.
C'était un plaisir de découvrir chacune des illustrations de ce livre, et une belle surprise quand je suis tombée sur cette gigantesque frise en dépliant les pages !

Je souhaite vraiment m'épanouir dans le dessin tout en restant bercée par des illustrateurs possédant un univers aussi riche que le vôtre.
Cela me donne envie d'aller encore plus loin dans ma passion...

(Désolée pour l'immense pavé)

Venez une fois faire une dédicace en Belgique :-D
Bonne continuation !

Charlotte/Lycoris ~

Écrit par : Charlotte, aka Lycoris | 16/01/2014

Il nexiste pas de mot assez fort pour exprimer le merveilleux voyage que l'on fait avec cet ouvrage!
Un grand merci

Écrit par : wendy | 16/01/2014

tellement beau et si fragile depuis noël je n’arrête pas de le feuilleter de le lire je n’arrête pas d'en parler mon plus beau cadeau de noel que l'on a pu m'offrir avec cœur

Écrit par : wargnier | 16/01/2014

Superbe, sublime, magnifique... J'ai raté votre expo à la galerie Maghen, j'ai raté ce livre car pas trouvé dans le commerce. Autrement dit, je suis passée à côté de l'expo qu'il fallait avoir vue et du livre de l'année... Continuez à nous faire rêver et à nous émerveiller.

Écrit par : cornuet | 16/01/2014

Savez-vous que Benjamin est un drôle de petit Prince qui possède des doigts d'argent....Et tout comme Edward , il a dessiné la plus belle des histoires d'Amour dans sa vision du cœur....Que se passe-t-il alors lorsqu'il y a des couleurs et des images dans le cœur d'un petit Prince? Simplement des dessins de rêve et une envolée dans ce pays où se pose de beaux papillons bleus et où se meurt une princesse de rêve. Ah si j'avais des mots aussi beaux que le trait de Benjamin !!!

Écrit par : joelleb612 | 16/01/2014

Cher Benjamin, vous êtes un maître. C'est un dommage que en Espagne nous devons attendre pour avoir cette bijou... et quelle chance povoir la trouver à la web.
Merci beaucoup pour votre ouvre.

Écrit par : Loreto del Valle | 16/01/2014

Des livres j'en vois passer toute la journée : je les aime tant que j'en ai fait mon métier...Mais celui-là dépasse tout ce que j'ai vu, lu depuis longtemps ! C'est une pure merveille, il y a quelque chose de magique là-dedans. Madame Butterfly m'a été offert par des gens qui me sont chers, a été choisi par un ami qui sait à quel point j'admire votre travail... C'est un cadeau précieux. Alors, simplement, merci.

Écrit par : Alexandra | 16/01/2014

Je l'ai eu en cadeau pour Noël ! Tellement superbe ! J'aimerais juste réécrire ici le commentaire de joelleb612, "… Ah si j'avais des mots aussi beaux que les traits de Benjamin"
Merci d'être là et de nous partager ton talent!

Écrit par : Fanie Lefebvre | 16/01/2014

Quel merveilleux univers que ce lui de Mme Butterfly. Il nous transporte dans un monde magi que et fragile à la foi. Sublime voyage au coeur des émotions. Merci à vous pour cette belle création .

Écrit par : Johanne | 16/01/2014

Selon la légende les papillons sont le symbole de l'âme. Ta vision de "Butterfly" à touché la mienne.

Merci Benjamin

Écrit par : Mónica | 16/01/2014

MARAVILLOSO!

Écrit par : Sara Neiret | 16/01/2014

je ne sais pas si j'ai bien posté là où il faut :alors je reposte car j'aimerais tant avoir une dédicace :-) .... Savez-vous que Benjamin est un drôle de petit Prince qui possède des doigts d'argent....Et tout comme Edward , il a dessiné la plus belle des histoires d'Amour dans sa vision du cœur....Que se passe-t-il alors lorsqu'il y a des couleurs et des images dans le cœur d'un petit Prince? Simplement des dessins de rêve et une envolée dans ce pays où se pose de beaux papillons bleus et où se meurt une princesse de rêve. Ah si j'avais des mots aussi beaux que le trait de Benjamin !!!

Écrit par : joelleb612 | 16/01/2014

J' ai decouvert votre Oeuvre recemment ( honte à moi certains dessins me font penser à Tim Burton ( suis fan !!!). Reviendrez vous sur marseille pour une séance de dedicace ?

Je pense ceder a la tentation et commencer ma collection de " vous" par mme butterfly . J' adore l'air le plus connu " un bel di vedremo" un des seuls a m' emouvoir autant avec Rinaldo " lascia ch´io pianga" .

Au plaisir de vous croiser dans une librairie ou a l'opera ( sourire)

Écrit par : Angelique | 16/01/2014

Sur la mer calmée
Un papillon s'est pose
Il était couleur de rosée
Doucement s'est désaltère
Pour aller enfin retrouver
Sa bien aimée
Madame Butterfly.

Pure merveille pour mes yeux....
Pure douceur pour mon cœur
Que ce livre me laisse transparaître .....
Vivement que l'on puisse le voir.
Jacqueline.

Écrit par : Boulay. | 16/01/2014

Sur la mer calmée
Un papillon s'est pose
Il était couleur de rosée
Doucement s'est désaltère
Pour aller enfin retrouver
Sa bien aimée
Madame Butterfly.

Pure merveille pour mes yeux....
Pure douceur pour mon cœur
Que ce livre me laisse transparaître .....
Vivement que l'on puisse le voir.
Jacqueline.

Écrit par : Boulay. | 16/01/2014

A notre époque où les ouvrages ont tendance à se dématérialiser pour répondre au "tout numérique" Benjamin Lacombe, inverse cette habitude et nous offre un sublime livre-objet que l’on chérit tel un joyau.
Ce livre écrin, à la couverture ornée de couleurs chatoyantes, attire l’œil et donne irrémédiablement envie de l’ouvrir. Mélanges de peintures à l’huile, de tissus précieux et doté d’un paravent de dix mètres, la lecture devient un épanouissement de tous les sens. Vue et toucher sont largement sollicités pour ne plus seulement sentir mais également ressentir. Outre l’expérience visuelle que le livre offre par ses mélanges de supports et de textures, il ne faut pas en oublier l’histoire.
Mots et images se complètent pour relater cette mélancolique histoire d’amour intemporelle entre deux êtres que tout oppose. Cette idylle compliquée entre Pinkertown et la fragile femme papillon est admirablement bien mise en scène. Sa fragilité exacerbée est retranscrite parfaitement par les dessins de l’illustrateur français. Le livre est d’ailleurs comme un immense papillon ouvrant les ailes pour nous offrir les mystères qu’il cache. Pinkertown développe une monomanie face à la beauté étrange, exotique et combien envoûtante de la jeune femme. Il ira jusqu’à commettre l’irréparable dans un élan d’égoïsme : il lui coupera les ailes. Cet amour malheureux et cruel est intemporel : le sentiment amoureux est souvent jalonné de blessures dont on ne se relève parfois pas.
L’intensité de cette romance malheureuse, en plus de passer par les mots, transpire par les dessins. Dans l’espace de la page, ils cohabitent, pour parfois laisser place à l’un ou l’autre. Expérience visuelle, expérience poétique, le lecteur se retrouve transporté au pays du soleil levant et accompagne cette magnifique geisha, beauté à la fois terrestre et aérienne.
Cet ouvrage touche à la fois par sa beauté graphique, par cette histoire d’amour où l’on peut se retrouver et appelle à la rêverie. Enfant ou adulte, ce livre nous touche au plus profond de notre âme et nous émerveille.
On a qu’une seule envie : découvrir plus souvent de tels livres qui nous font oublier, l’espace d’un instant,la morne réalité.

Écrit par : Karen | 17/01/2014

Très beau livre

Écrit par : Camille | 17/01/2014

J'ai découvert votre travail, il y a quelques années.

J'aime votre univers et vos illustrations poétiques et qui nous permettent de faire évader, quelques instants, notre imaginaire vers des horizons insoupçonnés...

Au plaisir de vous suivre longtemps dans votre merveilleux univers.

Écrit par : Delphine | 17/01/2014

L'exposition Ephémère ayant beaucoup de succès, elle est exceptionnellement prolongée jusqu'au samedi 25 janvier inclus. Si comme 'cornuet', vous n'avez pas eu l'occasion de venir la voir, surtout n'hésitez pas et profitez des dix derniers jours !
La galerie est ouverte du mardi au samedi de 10h30 à 19h30 sans interruption (47 quai des grands augustins, métro Saint-Michel-Notre-Dame ou Odéon)

Écrit par : Dyane | 17/01/2014

Bonjour,
Depuis deux ans je vis entre les quatre murs de ma maison n'ayant comme fenêtres sur le monde que mon ordinateur et mon appareil photos, n'ayant comme amis que les personnages de mes livres (sans oublier mon chien!). Toutes sortes d'écrits et d'illustrations m'entourent, une place particulière est réservée aux vôtres et ceux de Mr Pérez pour qui j'ai également beaucoup d'admiration. Le temps défile au rythme de votre joli calendrier et rend ma prison plus supportable. Je souffre de phobie sociale. C'est elle ma prison.
Le 1er décembre dernier pour la toute première fois je suis parvenue à la surpasser, mon adorable soeur m'avait offert un billet de train direction le salon de Montreuil. Je n'étais pas certaine de parvenir à dompter les troubles de ma pathologie mais ma Caroline est tout le temps restée à mes côtés. Elle sait que depuis toujours mon rêve est d'écrire pour les enfants mais que tous mes feuillets finissent au feu, elle sait aussi que j'admire énormément vos oeuvres et celles de Mr Pérez. Rossignol,étant donné mon état, m'a particulièrement touchée... Et je vous ai rencontrés tous les deux, je tremblais de partout mais j'ai réussi à échanger quelques mots avec vous, vous m'avez offert une sublime dédicace sur votre dernière oeuvre Mme Butterfly qui est aussi belle que l'opéra de Puccini lui-même. Nul autre autre que vous n'aurait pu faire ressentir aussi bien les émotions de cette touchante histoire.On ressent à quel point ce travail vous a tenu à coeur et ô combien il a dû vous demander du temps. De plus il n'y avait que vous qui étiez capable d'intéresser mon amoureux à Mme Butterfly! Pour toutes ces raisons votre dernier livre aura donc toujours une place particulière dans mon coeur. De plus votre dédicace représente un papillon ayant la tête de Butterfly, prête à s'envoler... Tout comme moi,prête à m'envoler afin de me libérer de mon cocon, de ma phobie sociale, de ma prison...prête à me battre pour mon rêve : écrire pour les enfants. Le 1er décembre je suis rentrée à Cherbourg, ville célèbre pour ses parapluies, avec un soleil dans ma tête, des papillons dans le coeur et Mme Butterfly serré contre moi. Depuis mon amoureux a mis sous verre l'affiche de Mme Butterfly de même que le gentil mot de Mr Pérez placé sur mon bureau... pour ne pas oublier cette journée de rêve où j'ai pris mon envol.
Je vous souhaite à vous, à Mr Pérez et à vos deux toutous une très belle année, pleine de sourires, de rires, d'agréables instants et de ... projets qui nous feront tous rêver!

Écrit par : Julie Sauvey | 17/01/2014

SUS PINTURAS ME PARECEN INCREIBLES Y ME GSUTARIA SABER SI EXISTE LA POSIBILIDAD DE PODER ADQUIRIRLAS,
GRACIAS, SOBRE TODO LAS DE LAS MARIPOSAS
LUIS

Ses peintures sont extraordinaires et je voudrais savoir si il ya UNE POSSIBILITE DE LA acquisition,
MERCI, en particulier les PAPILLONS
LUIS

Écrit par : LUIS MIGUEL LOPEZ ROSILLO | 19/01/2014

Bonjour Benjamin,

Voici mon commentaire sur votre livre "Madame Butterfly", pour le petit concours que vous organisez. J'espère que vous viendrez prochainement dans la région lyonnaise, je serais très heureuse de pouvoir vous faire signer un des mes livres. Merci pour ce très bel ouvrage.

http://www.bizarre-benjaminlacombe.net/2014/01/mme-butterfly.html

Caroline

Écrit par : Caroline | 26/01/2014

Bonjour Benjamin,


Voici mon note sur votre livre "Madame Butterfly", pour le concours que vous organisez sur Facebook (Je m'excuse pour mon français maladroit):

http://galako.wordpress.com/2014/01/29/le-vol-du-madame-butterfly/

Merci du fond du coeur pour votre visite en Espagne en décembre dernier !!!

Consuelo.

Écrit par : Consuelo | 30/01/2014

J'ai posté le lien du blog qui reprend ma petite chronique dans l'intégralité mais dans un souci de cohésion, "toc toc!", je la fais doucement ici, en tout cas, pour le petit commentaire!
Salutations aux internautes,
Révérence à l'auteur.
Signé le Chat amateur de rats de Bibliothèques bien gras.

": Cette nouvelle création illustrée librement adaptée de "Mme Butterfly" de l'opéra de Giacomo Puccini et du récit Madame Chrysanthème de Pierre Loti est tout simplement envoûtant par ces images ensorcelantes de beauté et son texte délicat.

Il faut se remettre dans le contexte historique. Les deux oeuvres se situent au 19ème siècle, ère des grands voyages, des explorations en Orient, les peintres et sculpteurs français nous en restituent les découvertes, faisant poser des hommes sur des chameaux, orchestrant dans la pierre des combats d'animaux peu connus, inspirant l'exotisme à la mode par une férocité artistique toute inédite, une déclaration d'une forme d'ouverture sur le monde.
Pierre Loti raconte le mariage d'un officier et d'une japonaise dans son récit, inspiré de sa propre expérience.

David Belasco adapta sur les planches de théâtre "Madame Butterfly", la nouvelle de 1898 de John Luther Long, qui fait écho au nouvel engouement des américains de l'époque pour la culture japonaise.
Ecrite, jouée ou chantée, "Madame Butterfly" recevra un mauvais accueil de la critique, l'opéra de Puccini fut d'ailleurs couvert par des bruits d'oiseaux et autres caquètements de Basse-cour, l'anecdote mentionne l'éventuelle action de la concurrence. Puccini ne s'en laissa pas compter par l'adversité et redécoupa en trois actes son oeuvre musicale qui est à présent un chef d'oeuvre incontournable de la tragédie.

"Madame Butterfly" n'est pas la geisha "Chrysanthème" qui profitera en or sonnant et trébuchant de ses accointances avec l'étranger. Elle, tombe amoureuse, rompt la tradition et se voit presque damnée par amour, abandonnée, offrant courageusement son enfant à sa rivale en échange d'un dernier rendez-vous avec l'aimé qui l'a trahi. Digne d'une tragédie grecque!

Les pages introduisant l'histoire de Lacombe amorce leur première magie en se dépliant comme un paravent, soigneusement décoré sur le revers, accueillant nos sens, les éveillant à une poésie des mots, des images, que distillent les décors mis en place et les traditions développées de la culture japonaise.
Benjamin Lacombe fait résonner dans son texte quelques mots particuliers de la langue française, comme une évocation de fleurs exotiques car peu employés, ceux et celles qui ne connaissent pas le sens du terme "Logorrhée" seront ironiquement quitte pour se trouver dans l'état d'esprit du personnage à l'écoute de la langue japonaise, terme dont la définition traduit un vif flot de paroles.
Pierre Loti expliquait ces mariages pendant les missions de longues durées comme pratique courante.
Ce qui offrait probablement un cadre honorable au profit de cette belle compagnie, bien éduquée et très cultivée.
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Butterfly se présente comme un joyau sans pareil, d'une perfection dictée par son éducation. Elle est devenue Geisha par nécessité et se trouve sauvée de la pauvreté. Pensant toujours bien faire, trop peut-être, elle ne saura percevoir le désintéressement progressif de l'officier devant cette vie trop réglée et ces multiples artifices qui ont peu de sens pour lui. Fidèle et amoureuse, Butterfly veillera trois années le retour de son héros qui lui est revenu à sa réalité.

Nous ne sommes pas dans un amour impossible classique à la Roméo et Juliette, l'auteur présente ce pleutre prince sous un mauvais jour, un conquérant qui fera fi des recommandations qui lui furent données et désira posséder la jeune femme par égoïste convoitise. L'auteur transpose la tragédie au Nagazaki de 1945, la référence de la bataille de Manille attestant, accentuant l'effet dramatique et laissant une amertume encore plus appuyée.
Toutefois, même désabusée, la magie amoureuse de cette tragédie mélancolique reste puissante, elle survit grâce aux illustrations superbes de l'auteur qui nous font baigner dans l'émotion, rend hommage à cette femme forte. La nature se confond parfois avec le personnage, nous rappelant un peu du Myiazaki, entre magie et animisme, mais surtout, faisant écho à la nature éphémère de la belle créature.
Benjamin Lacombe s'amusera à signer son travail de ses fidèles "Carlin". L'auteur à un vrai goût du bel objet comme il avait commencé à le faire remarquer avec "La petite sorcière" et son "Herbier des Fées".
Un album pour ados et adultes à conserver, à offrir- il est cher, il est vrai- sinon à admirer dans votre bibliothèque la plus proche! Que du plaisir!"

Écrit par : Grignotin | 06/02/2014

Bonjour Benjamin,

Je vous avait envoyé ma chronique pour "Madame Butterfly" mais je ne sais pas si vous l'avez reçue, je préfère donc la poster ici : http://leslecturesdanais.blogspot.fr/2014/01/madame-butterfly-de-benjamin-lacombe.html

Écrit par : Anaïs | 14/02/2014